Sylvie Durbec,
En résidence à la Maison de la Poésie de Rennes

mercredi 30 janvier 2013

..."être méditerranéen, c’est participer à un récit de voyages" .

Alors le voyage.
D'abord un reste de colère à évacuer.
L'identité méditerranéenne ne peut être restrictive.
Elle est le bateau d'Ulysse, elle embarque celui qui sent en lui le voyage.
Pour qui toute terre est mouvante.


La Méditerranée est la mère de tous les océans, de toutes les mers, de tous les lacs, fleuves et rivières.
Berceau-bateau-amande-amère-mère-avide-cercueil de tempête.
On ne peut y échapper.
Jamais prison, jamais raison.

Tout ce qui enserre, enclôt, entoure, enferme, la Méditerranée l'ouvre, le brise, le défait.

Herman Melville est méditerranéen comme Moby Dick.
Et le fracas des vents et de la mer.
De Nantucket à Kerkennah.


Du Nord extrême tant aimé ( Laponie des étés et des hivers sans fin) au Sud palpable comme le sable.
Ancêtre naufragé en mer de Chine sauvé par la vierge du bord.

Ce soir mal à la terre. Trop loin du Portugal, trop loin de la Tunisie. Trop loin du Cap Creus. Trop loin de Marseille.





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